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A vos agendas!

Pendant les vacances de la Toussaint, le village Emmaüs Lescar Pau propose plusieurs animations pour les enfants! Carrousel,  jeux en bois géants, visite de la ferme des animaux, sentiers sensoriels seront accessibles tous les jours du mardi 20 au samedi 31 octobre de 15h à 17h.

L’attelage sera aussi de sortie le mercredi 21 octobre. Tirés par Festival et Vadrouilles, les deux ânes emblématiques du village, vos enfants pourront faire un tour du Village.

Nous accueillons également l’association « Les Petits Débrouillards » le mercredi 28 octobre de 15h à 17h. Cet après-midi sera consacré à la science! Vos enfants pourront s’amuser grâce à des ateliers ludiques consacrés à la découverte du sol et de ses petites bêtes, ou encore comprendre la magie de la pollinisation.

Toutes ces animations sont gratuites. Vos enfants resteront sous la responsabilité de leur parents.

Non aux Néonicotinoïdes!

Le village Emmaüs Lescar Pau redoute les conséquences du projet de loi voté dans la nuit de lundi à mardi par les députés visant à autoriser les pesticides tueurs d’abeilles. En réintroduisant les néonicotinoïdes, la majorité parlementaire se place du côté de l’agriculture intensive qui détruit la biodiversité au profit de la spéculation boursière. Ce pesticide censé préserver la production betteravière et  l’économie du sucre en France, se fait aux dépens des abeilles et de leur miel. Nous encourageons nos élus à prendre leur responsabilité et à changer de modèle agricole.  A notre échelle nous prouvons que le choix d’une agriculture respectueuse de l’environnement est possible. Rappelons-nous les promesses, même si elles sont bien lointaines, de la COP  21.

Rendre au collectif ce qui lui appartient

Un partenariat entre Emmaüs Lescar Pau et la Bibliothèque Patrimoniale de l’agglomération a été créé afin de préserver tous les documents historiques qui arrivent au village. L’occasion également d’offrir à tous les habitants de l’agglomération, les vestiges de la mémoire locale.

« Alors, quel trésor m’avez-vous encore ramené ? » se demande Anne-Marie Molier, responsable des acquisitions de la bibliothèque Patrimoniale de Pau, en ouvrant les petites boîtes en bois déposées au village il y a une quinzaine de jours.  « Elles sont incroyables ! » s’exclame la conservatrice en regardant émerveillée les quarante plaques pour lanterne magique peintes à la main. Cette incroyable collection offerte à Emmaüs Lescar Pau, et retraçant entre autres la conquête de la Chine en 1860, revient donc, à la mémoire collective.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN PARTENARIAT POUR NOURRIR LA MEMOIRE COLLECTIVE

Germain, André et Jean-Pierre responsable du Village et invité à l’Usine des Tramways où sont archivés plus de six siècles d’histoire assurent « que la plus grande vigilance sera désormais accordée aux livres, dessins, objets passant par le tri du Village Emmaüs Lescar Pau ». En échange de cette vigilance, la bibliothèque Patrimoniale apportera son soutien dans l’expertise des biens collectés.

Grâce à ce partenariat, la mémoire du Béarn profitera à tous, en permettant à chacun de venir consulter les ouvrages qui font la richesse patrimoniale du territoire.

Apprendre la désobéissance civile à Emmaüs Lescar-Pau.

Le Village Emmaüs Lescar Pau est aussi un espace de formation et de rencontre. Mercredi 30 septembre Jon Palais, membre d’Alternatiba et de ANV, a animé une formation sur la lutte non violente. L’occasion de dresser un état des lieux sur les différentes formes de désobéissance civile tout en suscitant la création d’action militantes.

« Apprendre à être en opposition sans avoir recours à la violence prend tout son sens ici, à Emmaüs Lescar-Pau » confie Stéphane Puechberty, d’Emmaüs France. « Ce village a construit sa réputation sur de nombreuses mobilisations, toujours festives mais percutantes. Les membres d’Emmaüs Lescar-Pau définissent leur identité à travers la lutte non violente. ». Ils étaient une quinzaine à suivre la présentation de Jon Palais sur les formes de lutte non-violente existantes, puis à se prêter à des jeux de rôles. Des groupes Emmaüs venant de Pamiers, Vertex, Toulouse ou encore de la Ferme de Beaudonne ont pu échanger sur leur ressenti face aux violences policières ou sur l’impact de campagne menées pacifiquement contre la Société Générale. Annick Berthier, élue présidente d’Emmaüs France depuis une semaine était également présente à cette journée de formation.

 

Nous sommes toujours Charlie!

Le Village Emmaüs Lescar-Pau tient à manifester son soutien aux deux journalistes de l’agence audiovisuelle Premières Lignes grièvement blessés hier par un terroriste islamiste, à Paris rue Nicolas Appert, devant les anciens locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Avec l’ouverture du procès contre les auteurs des attentats d’il y a cinq ans et la republication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, les menaces envers les journalistes de Charlie qui restent des cibles, sont quotidiennes. Mais ne cédons pas à l’intimidation. Soyons tous Charlie! Défendons la liberté de la presse et la liberté d’expression, garantes de notre démocratie. Ne nous laissons pas emprisonner par la peur et le désespoir. Continuons d’agir ensemble et reconstruisons le collectif, comme nous le faisons tous les jours ici au village. Continons de défendre nos valeurs et la laïcité. Défendons notre liberté!

Portrait du jour

Alice nous partage son expérience de stagiaire au Village Emmaüs Lescar-Pau

 

Alice a 21 ans, elle est étudiante en architecture en 4ème année à Clermont-Ferrand. Elle a pris une année de césure pour découvrir la réalité du terrain, la pratique du chantier. Elle effectue un stage de six mois au sein du Village Emmaüs Lescar-Pau à l’atelier écoconstruction.

Pourquoi avoir choisi le Village Emmaüs Lescar-Pau comme lieu de stage ?

J’ai connu le Village Emmaüs Lescar-Pau par le biais d’un ami venu en tant que bénévole lors d’un Festival. Quand il m’a parlé des maisons originales du Village, je me suis renseignée sur ce lieu. J’ai tout de suite été séduite par la conception des habitations avec les matériaux de récupération et le principe du chantier participatif. De plus, le Village Emmaüs Lescar-Pau correspond parfaitement avec mon mémoire de fin d’étude : L’architecture alternative.

Peux-tu nous dire ce que tu fais pendant ton stage ?

Depuis un mois, j’ai intégré l’équipe de l’écoconstruction, en ce moment nous travaillons sur l’extension de l’épicerie, la construction du nouveau bar et de la nouvelle crêperie. Nous faisons le chantier de A à Z, c’est-à-dire de la fondation à la toiture. Chaque journée est différente selon l’avancement du chantier. J’ai aussi travaillé sur le chantier du village gaulois, pour monter le toit de chaume. Nous allons bientôt travailler sur la construction des murs en ossature bois, à l’atelier. Ici, j’ai la chance de découvrir toute la construction, dans tous les domaines ce qui n’aurait pas été possible dans une autre entreprise souvent spécialisée dans un seul domaine.

Je vis sur place, dans la maison du chat perché ce qui permet de vivre à fond l’expérience de la communauté, de faire de belles rencontres. La situation géographique du Village permet de pouvoir bouger le week-end, de visiter Pau, de randonner dans les Pyrénées…

Qu’as-tu appris ici ?

J’apprends tout ce qui concerne le chantier.  A l’école nous faisons des études de dessin, mais finalement c’est très théorique. J’ai compris toute la complexité du chantier : les différents types de béton, l’utilisation des outils, les logiques du terrain… Je ne sais pas si je vais réussir à m’approprier tout ce savoir-faire. Heureusement il me reste encore cinq mois pour assimiler toutes ces nouvelles techniques et en apprendre d’autres !

Ce que tu retiens le plus de ce stage ?

En plus de tout ce que j’apprends ici au niveau des techniques du terrain, je me suis rendue compte de la place de l’architecte lors d’une construction. C’est à lui de connaître exactement l’emplacement des installations afin assurer un suivi facile après la construction, et assurer une qualité d’espace.

Je fais de belles rencontres ici, avec des gens très différents et des expériences de vie incroyable. La bienveillance et la solidarité entre les compagnons et une belle leçon de vie.

Si tu avais un message à passer aux futurs stagiaires ?

Selon vos attentes de stage, et les différents secteurs qui se trouvent sur le Village, vous pouvez tenter l’expérience !

 

On a volé les abeilles d’Emmaüs

Hier soir, le rucher de Labastide-Cézéracq, où sont implantées les ruches d’Emmaüs, a été vandalisé. Huit ruchettes ont été vidées de leur abeilles par un inconnu. « Un acte criminel », selon André Lavignotte, qui touche pour la première fois de son histoire le village Emmaüs Lescar Pau. 

Au milieu des ruches où dansent les abeilles, huit d’entre elles, restent tristement vides.  Les 70 000 abeilles qui occupaient les huit ruchettes, ont été volées. « C’est forcément une main experte qui a vidé les cadres de leurs abeilles. Un amateur ne peut pas réaliser un geste aussi technique que celui-ci. C’est criminel ». André reste abattu en ouvrant ses ruches où quelques butineuses égarées cherchent à se nourrir.

L’incident a eu lieu hier, à l’abri des regards, entre deux champs où poussent le sarrazin nécessaire à l’alimentation des abeilles. « Je suis arrivé sur place hier pour implanter un essaim de 50 000 abeilles, trouvé derrière un feu rouge à Pau. J’ai immédiatement compris qu’il y avait un problème, poursuit l’apiculteur du village depuis quarante ans. Un essaim qui quitte la ruche pour aller s’implanter ailleurs, ça peut arriver mais huit en même temps c’est impossible. » déplore André.

La recrudescence des frelons asiatiques était déjà une menace importante pour le Village Emmaüs, contraint de déplacer ses ruches pour éviter que les abeilles soient dévorées. « Maintenant il faut aussi protéger nos insectes des hommes, ajoute Gérald, compagnon au village. ». Pour éviter un nouveau vol, le dernier essaim implanté il y a deux jours a été installé chez un particulier, derrière une grille fermée. « Bon, ici elle va être bien », murmure André avant de fermer le toit de la ruche où butinent les précieuses apidés.


La Tinda fête sa monnaie à Emmaüs Lescar-Pau.

L’objectif de cette journée pour les participants était simple : faire la Tinda une monnaie ancrée dans son territoire et circulant librement dans tout le Béarn. C’est sur la place du village d’Emmaüs Lescar-Pau que la monnaie locale a fêté son cinquième anniversaire.

« Sur les marchés, les clients ne sortent pas systématiquement des billets de Tinda de leur poche. Mais petit à petit je suis sûre que les habitudes vont changer », affirme Eva, fondatrice de la marque « Un Brin Séché » qui propose des fruits déshydratés à très basse température. Cette jeune commerçante faisait partie du premier groupe de décroissants réunis à Oloron Sainte-Marie pour imaginer la conception de cette monnaie. Aux côtés de ces commerçants à l’initiative de ce projet, de nouveaux adhérents rejoignent le mouvement. Une quinzaine d’entreprises et d’associations ont adhéré ce matin à l’occasion de cette fête. Désormais sur Pau, Gan, Billères, des collectifs proposant des jeux de société, des crêpes ou encore des produits lactofermentés accepteront les paiements en Tinda.

« Je ne connaissais pas la Tinda, s’exclame Pham son portable rivé sur les ardoises où le T apostrophe de la Tinda a remplacé tous les euros. Mais je viens tous les samedis à Emmaüs pour meubler maison, ça m’a permis de découvrir cette monnaie ». A l’épicerie du village, comme en caisse, les clients affluent avec pour devise les billets aux couleurs du Béarn. « Je suis sûre que cet argent permettra d’aider des commerçants locaux, et ne servira pas la spéculation financière », déclare avec conviction Samuel, jeune militant venu passer sa journée au village.

L’objectif de fréquentation fixé par les organisateurs de la fête de la Tinda a été atteint. Plus de 200 personnes sont venues se renseigner, adhérer et acheter grâce à leurs nouveaux billets. L’occasion pour certains de découvrir en même temps le village Emmaüs Lescar Pau et son nouveau quartier gaulois.