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L'ALTERNATIVE EST LA SOLUTION

L'utopie du Village Emmaüs Lescar-Pau est de disparaître. Mais, face à l'échec du système capitaliste, il est acculé à se développer. Les gouvernants ne veulent pas d'égalité sociale... La hausse croissante de la pauvreté est due à une volonté politique non assumée. La précarité et le chômage sont une nécessité pour le système économique capitaliste car sa priorité est la spéculation financière au détriment de l'homme. Le partage des richesses, du travail ou des loisirs n'a jamais été abordé quels que soient les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir sous la 5ème République.              #VELP

Bonne Année 2017


Solidarité, Amour, Engagement.... Des membres du Village Emmaus Lescar Pau. 


L' Arbre à Palabres
Venez accrocher une note d'espoir pour l'année 2017...


Envoyez un ruban d'espoir durant l'année 2017, nous l'accrocherons aux branches de l'arbre à Palabres du village Emmaus Lescar Pau.



Dax : un "faucheur" landais à la barre pour avoir volé les chaises de la BNP

Le Landais Jon Palais sera jugé à Dax pour le vol de chaises dans une agence bancaire. Bizi ! et son réseau militant veulent transformer ce procès en celui de l'évasion fiscale.

Le Landais Jon Palais répondra de vol en réunion, le 9 janvier, devant le tribunal correctionnel de Dax. Le prévenu requalifie les faits à la manière Bizi ! : « Nous appelons ça réquisition citoyenne. » La BNP a porté plainte contre le militant de l'association altermondialiste, après qu'un groupe de « faucheurs » a embarqué les chaises d'une agence parisienne de la banque.

Le geste, reproduit dans nombre d'établissements, visait les enseignes suspectes d'évasion fiscale. « Rendez les milliards, nous rendrons les chaises », scandaient les activistes ironiques. Une première action à Bayonne se taille un joli succès dans les gazettes et fait des émules dans tout le pays. Bizi ! s'y connaît en communication. Le procès de Jon Palais donnera une nouvelle fois à mesurer ce savoir-faire.

Manque de moyens

Les razzias mobilières ont commencé en amont du Sommet mondial pour le climat (du 30 novembre au 12 décembre 2015).

Les justiciers fiscaux frappent 40 succursales à travers le pays : la BNP, HSBC, la Société générale, le Crédit agricole y passent. « Les banques n'ont pas trop réagi, au début. C'était compliqué pendant la Cop 21. Mais après, il y a eu des convocations par la police dans une dizaine de villes. »

Jon Palais, qui vit près de Peyrehorade, est le seul inquiété par la justice. « Pourtant, nous étions plusieurs centaines de faucheurs. Est-ce que c'est le hasard ? Est-ce que j'ai été identifié comme un leader ? » Peu importe. L'important est d'avoir droit à un procès. Du pain bénit médiatique pour ceux qui tenteront d'en faire une tribune. « On va organiser le procès de l'évasion fiscale. » Jon Palais voit dans le tribunal « le lieu approprié » pour le message de Bizi ! « Nous disons que la justice a besoin de moyens pour lutter contre l'évasion fiscale. »

De plus en plus, chacun comprend le jeu des paradis fiscaux, où le mille-feuilles inextricable des sociétés écran brouille la piste des fuyards de l'impôt.

Mais il y a un monde entre percevoir la mécanique générale et la démonter. « Ce sont des montages ultra-complexes, conçus par des avocats d'affaires spécialistes de ''l'optimisation''. » Face à eux, un système judiciaire à court de budget, où l'on compte les trombones.

Cinq ans de prison

Quand ce n'est pas la procédure qui englue. Le militant dénonce « le verrou de Bercy ». « C'est le petit nom d'un mécanisme qui soumet au politique le judiciaire en matière d'évasion fiscale. Pour lancer des procédures, un juge, un procureur, a besoin de la validation de Bercy. Mais le ministère des Finances préfère la conciliation, jugée plus efficace. Magnanimité judiciaire contre retour des avoirs cachés : voilà le principe. Il en résulte une situation d'impunité. Si je vole un vélo, est-ce qu'on me laisse tranquille si je le ramène après m'être fait attraper par la police ? »

Pour l'heure, c'est bien le « faucheur » qui se retrouve à la barre. Et qui encourt cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Le prévenu assume l'illégalité de son geste. « Nous agissons au grand jour et nous répondons aux convocations de la police. » Des actions dont il revendique le bien-fondé moral. « Je pense qu'elle paraît légitime à beaucoup de monde. »

Jon Palais cite en exemple ces ouvriers du bâtiment, qui œuvraient sur le chantier voisin de la toute première banque dans laquelle leur « réquisition », ou « vol en réunion », selon le côté de la barre où l'on se tient, a eu lieu. « C'était l'agence HSBC de Bayonne. Les travailleurs faisaient une pause déjeuner dehors. Ils nous applaudissaient quand on ressortait avec les chaises. »

Eva Joly pour avocate

Les militants se réclament de la désobéissance civile. Le concept postule la primauté du juste sur le légal. « Nous avons mené une action illégale pour dénoncer une injustice. Il y a un paradoxe : on enfreint la loi pour demander à ce qu'elle protège mieux le citoyen contre le fléau de l'évasion fiscale. »

Jon Palais est au point, le discours rodé. Demandez-lui des chiffres : « En France, ce sont 60 à 80 milliards d'euros qui manquent aux finances publiques. Ce sont 1 000 milliards en Europe. » Cela dans un contexte de chômage de masse, de services publics exsangues et de déficit des comptes. « Et on nous sort la dette et l'austérité ! »

Jon Palais, Bizi ! et leurs soutiens déploieront l'argumentaire, le jour du procès. Les « témoins de moralité » ne manqueront pas. Sont d'ores et déjà annoncés les philosophes Edgar Morin et Patrick Viveret, l'élu européen José Bové, la secrétaire générale d'Attac, Annick Coupé ; celui de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel ; le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, etc.

Et pour défendre Jon Palais, une ancienne candidate à la présidence de la République, Eva Joly. Elle sera son avocate avec sa fille, Caroline Joly.

« Sud Ouest » a sollicité une entrevue auprès de la BNP. Son service de communication a opposé par mail une fin de non-recevoir.

« Nous avons mené une action illégale pour dénoncer une injustice »

Source: http://www.sudouest.fr/


Le Cairn nouveau est arrivé !


L'édition de Novembre 2016 du mensuel du Village Emmaüs Lescar-Pau.


Décovrez ou revivez les journées des abeilles, l'espérouquère, et bien d'autres évènements du Village Emmaüs Lescar-Pau.

Le Cairn 88 - Novembre 2016

Andrés Bódalo commence une grève de la faim

Passé par le village Emmaüs Pau Lescar en 2014 pour défendre les alternatives et dénoncer la répression dont il faisait déjà l'objet, nous apportons notre soutien à Andrés Bódaloet vous encourageons à signer la pétition en sa faveur.


Membre du SAT, syndicat de travailleurs andalou, Andrés Bódalo est un activiste social de longue date, il a participé à de nombreuses manifestations et actions de désobéissance civile pour la justice sociale. Conseiller municipal et candidat aux élections générales pour Podemos, il est incarcéré pour 3 ans et demi suite à une manifestation pour une meilleure répartition des terres et du travail agricole où il aurait bousculé un élu. Cette peine disproportionnée est un moyen de faire taire les syndicats et opposants qui se battent pour une meilleure répartition des richesses et une agriculture durable. Cette condamnation est une menace pour la liberté d'expression.

Emprisonné depuis le 30 mars 2016,  Andrés Bódalo clame toujours son innocence et est victime de vexations et menaces de la part du personnel carcéral. Détenu modèle ne répondant à aucune provocation, les gardiens l'accusent d'un manque de respect envers eux, ce qui lui a valu 15 jours d'isolement et la suppression de la semi-liberté à laquelle il aurait pu prétendre en janvier. C'est pour dénoncer ces persécutions qu'il commence une grève de la faim.

Il est flagrant que nous assistons de plus en plus à des répressions contre les lanceurs d'alertes. Sous un discours prônant la transparence, la réalité nous montre que tout se fait dans l'opacité, dans un entre-soi des élites issues de la même caste et qui ne veulent pas que cela change. Nous ne pouvons nous empêcher de faire le lien avec le procès de Jon Palais prévu le 9 janvier 2017 pour vol en réunion alors qu'il dénonçait l'évasion fiscale par une action de désobéissance civile.

Pour en savoir plus sur Andrés Bódalo et le SAT :

http://www.humanite.fr/blogs/urgent-solidarite-avec-nos-camarades-du-syndicat-andalou-des-travailleurs-sat-608859

http://syndicollectif.fr/appel-pour-la-liberation-du-syndicaliste-andalou-andres-bodalo/

Pour en savoir plus sur Jon Palais et les faucheurs de chaises :

https://reporterre.net/Premier-proces-d-un-faucheur-de-chaises-en-janvier-2017

https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/9-janvier-2017-a-dax-faisons-le-proces-de-l-evasion-fiscale

Contact

Village Emmaüs Lescar-Pau
Chemin Salié
64230 Lescar
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Tél +33 (0)5.59.81.17.82.
Fax +33 (0)5.59.81.18.25.
contact@emmaus-lesc ar-pau.org
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