Les matinées des 27 et 28 juillet du Festival Emmaüs Lescar-Pau ont été rythmées par une conférence-débat animée par Dominique Obaya.
La première réflexion sur "L'énergie doit-elle répondre au consumérisme ?" a été menée avec Stéphane Lhomme et Maxime Combes. Ce premier relativise l'impact de l'arrêt du nucléaire et invite à la réalisation d'un diagnostic pour "se garder de positions angéliques et désigner ce qui ne va pas". De son côté, Maxime Combes revient sur le concept du partage des ressources, à l'échelle mondiale comme locale. Il souhaite que l'on arrête de freiner les petites unités de production au profit du toujours plus et des grands parcs énergétiques. Malgré la météo défavorable à cette heure du festival, le public était au rendez-vous : plus de 300 personnes furent attentives au débat.
Le lendemain, en présence de Paul Ariès et de Hervé Kempf, le débat "Les jeunes victimes de la pub et des marques" s'est orienté rapidement vers une critique de la société. Sans retenue, Paul Ariès clame que "nous vivons dans une société boulimique" et que pour contrer "l'agression publicitaire, il nous faut proposer des alternatives". Hervé Kempf, lui, dénonce la faiblesse par rapport à la force du conditionnement de la machine capitaliste. Cette seconde thématique a séduit les jeunes : 500 personnes ont rempli un chapiteau devenu exigü.
De quoi conforter la Communauté Emmaüs Lescar-Pau dans le choix de l'éthique de son festival : une fête militante, engagée et en faveur de nouvelles alternatives !