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Ma vie de tomate heureuse à Emmaüs Lescar-Pau

Ma vie de tomate heureuse à Emmaüs Lescar-Pau

Le temps des récoltes bat son plein sur la ferme d’Emmaüs. Tandis que les premiers légumes d’automne commencent à colorer les étals de l’épicerie, le produit phare reste la tomate. Des serres à l’atelier de transformation en passant par l’épicerie, retour sur le parcours des légumes qui permettent au Village Emmaüs Lescar-Pau de se rapprocher de l’autonomie alimentaire. 

 

Cueillie avec amour

Alexandre et Claire, deux bénévoles arrivés récemment sur le Village d’Emmaüs Lescar Pau s’appliquent à ramasser les tomates mûres. « J’ai démissionné de mon poste de psychomotricienne, je ne m’y retrouvais plus du tout, explique Claire son sécateur à la main. Ici au moins je respire, j’aime beaucoup travailler à la ferme. Je m’y sens bien ». Alexandre, arrivé au village à l’occasion de la conférence du 26 août dernier, tâte la fermeté de chacun des fruits avant de les ramasser. « Je n’ai pas pu faire de jardin chez moi cette année. Je suis ravi de pouvoir contribuer à celui-ci », confie le jeune bénévole. Les tomates sont pesées, puis placées dans ce grand bac. Elles seront ensuite redistribuées entre les différents secteurs du village

Transformée avec soin

L’année dernière, le village avait produit plus d’une tonne de tomates. Aujourd’hui, David apporte cinquante kilos à l’atelier afin de réaliser des sauces tomates, de la ratatouille ou du gaspacho revendus ensuite à l’épicerie du village. Le réfectoire et le restaurant proposeront aussi ces tomates cultivées sur sol vivant. « Notre objectif est simple, précise David. Nous voulons proposer de belles tomates, colorées et aux formes variées (comme la Cornu des Andes, la noire de Crimée, ou encore la cœur de bœuf). Nous privilégions aussi le goût et l’aspect nourrissant du fruit. »

Une tomate heureuse sur un sol vivant.

La terre sur laquelle poussent ces tomates est travaillée afin de la rendre la plus vivante possible. Du compost est déposé au pied de la plante et du paillage répandu entre les allées afin de limiter la pousse d’herbes indésirables. L’introduction de la paille et du Bois Raméal Fragmenté stimulent la nourriture des sols et le développement d’organismes vivants (champignons, verre de terre et bactéries) qui permettent au pied de tomate de jouir d’une grande variété de nutriments.

La production de légumes dans le jardin d’Emmaüs se développe d’année en année. Le village est autonome à 70% en légumes. L’objectif n’est pas à une autosuffisance totale, afin de continuer de travailler avec les producteurs locaux.

Une tomate heureuse sur un sol vivant.

 

La terre sur laquelle poussent ces tomates est travaillée afin de la rendre la plus vivante possible. Du compost est déposé au pied de la plante et du paillage répandu entre les allées afin de limiter la pousse d’herbes indésirables. L’introduction de la paille et du Bois Raméal Fragmenté stimulent la nourriture des sols et le développement d’organismes vivants (champignons, verre de terre et bactéries) qui permettent au pied de tomate de jouir d’une grande variété de nutriments.

La production de légumes dans le jardin d’Emmaüs se développe d’année en année. Le village est autonome à 70% en légumes. L’objectif n’est pas à une autosuffisance totale, afin de continuer de travailler avec les producteurs locaux.